Résumé ciblé 2026 – Droit du travail, Santé & Sécurité (tous secteurs)

Si vous êtes dirigeant, RH, responsable HSE/QHSE ou membre du CSE, voici les 7 points les plus importants à vérifier en 2026, quel que soit votre secteur d'activité.

1. Le risque chaleur est désormais une priorité réglementaire

Depuis le 1er juillet 2025, les employeurs doivent mettre en place des mesures spécifiques lors des épisodes de chaleur intense et intégrer ce risque dans leur DUERP. Cela concerne aussi bien les chantiers que les bureaux, entrepôts, commerces ou sites industriels.

Concrètement :

  • adaptation des horaires ;
  • pauses supplémentaires ;
  • mise à disposition d'eau fraîche ;
  • ventilation ou réduction de l'exposition ;
  • information et formation des salariés ;
  • équipements adaptés lorsque nécessaire.

Action immédiate

Mettre à jour le DUERP avec un chapitre spécifique « fortes chaleurs / canicule ».

2. Le DUERP reste le document le plus contrôlé

Toutes les entreprises, même avec un seul salarié, doivent disposer d'un Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels à jour.

En 2026, les inspecteurs vérifient particulièrement :

  • risques psychosociaux ;
  • risques liés au climat ;
  • travail isolé ;
  • risques chimiques ;
  • manutentions ;
  • accidents récurrents.

Action immédiate

Vérifier que le DUERP correspond réellement aux situations de travail actuelles et non à un modèle générique téléchargé il y a plusieurs années.

3. La santé mentale est devenue un sujet de conformité

Les risques psychosociaux (stress, surcharge de travail, burn-out, harcèlement, violences internes ou externes) doivent être évalués et faire l'objet de mesures de prévention. Ils font partie de l'obligation légale de protection de la santé physique et mentale des salariés.

Ce qui est attendu

  • évaluation des RPS ;
  • sensibilisation des managers ;
  • procédures de signalement ;
  • suivi des situations de tension ou de surcharge.

4. La prévention doit être démontrable

L'obligation de sécurité ne consiste plus seulement à réagir après un accident.

L'employeur doit être capable de démontrer :

  • les formations réalisées ;
  • les analyses de risques ;
  • les consignes transmises ;
  • les actions correctives engagées.

Ce que demandent souvent les contrôleurs

  • plan d'actions SST ;
  • preuves de formation ;
  • comptes-rendus d'accidents et presque-accidents ;
  • suivi des actions décidées.

5. Formation sécurité : vigilance accrue

Les nouveaux embauchés, intérimaires, apprentis et salariés changeant de poste doivent recevoir une information et une formation adaptées à leur activité.

Les secteurs les plus surveillés restent :

  • BTP ;
  • industrie ;
  • logistique ;
  • maintenance ;
  • transport ;
  • travail temporaire.

Action immédiate

Conserver systématiquement les feuilles d'émargement, attestations et supports de formation.

6. Accidents du travail : pression renforcée

Les autorités poursuivent leur politique de réduction des accidents graves et mortels.

Les entreprises sont de plus en plus attendues sur :

  • l'analyse des causes ;
  • le suivi des actions correctives ;
  • la prévention des récidives ;
  • la protection des travailleurs isolés et des nouveaux arrivants.

Risque majeur

En cas d'accident grave, un DUERP incomplet ou non mis à jour peut fortement aggraver la responsabilité de l'employeur.

7. Le CSE doit être davantage impliqué

Les sujets santé-sécurité doivent être traités régulièrement avec les représentants du personnel :

  • analyse des accidents ;
  • risques émergents ;
  • organisation du travail ;
  • conditions de travail ;
  • prévention des RPS.

Les inspections apprécient de plus en plus les démarches de prévention associant encadrement, salariés et CSE.